an6 LIVRE X.
C'était là le (langer dont. Napoléon compre-nait toute l’imminence. Il pouvait s'y sous-traire ; le jour n'était point encore venu. Ilétait libre d’éviter ce funeste combat, de ga-gner rapidement, avec Eugène et sa garde ,OrchaetBorizof: là, il se rallierait aux trentemille Français de Victor et d'Oudinot, àDom-browski, à Regnier, àSchwwrtzemberg, à tousses dépôts, et il pourrait encore, l’année sui-vante, reparaître redoutable.
Le 17, avant le jour, il envoie ses ordres,il s’arme, il sort, et lui-même à pied, à la têtede sa vieille garde, il la met en mouvement.Mais ce n’est point vers la Pologne , sonalliée,qu’il marche, ni vers cette France , où il seretrouverait encore le chef dune dynastienaissante et l’empereur de l’Occident . Il a dit,en saisissant son épée : « J’ai assez fait l’em-v pereur, il est temps que je fasse le géné-» ral. » Et c’est au milieu de quatre-vingtmille ennemis qu’il retourne, qu’il s'enfoncepour attirer sur lui tous leurs efforts , pourles détourner de Davout et de Ney, et arra-cher ces deux chefs du sein de cette Russie qui s'était refermée sur eux.
Le jour parut alors, montrant d’un côté les 1bataillons et les batteries russes qui, de trois jcôtés , devant, à droite , et derrière nous , Ibordaient l’horizon, et de l’autre, Nap.JéoUiet ses six mille gardes s'avançant d’un pas 'ferme et s’allant, placer au milieu de cette