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Tome second.
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2 do LIVRE X

de cette ville septmilletraîneurs sans armes quis’y étaient abrités. Ils racontent quels furent lessoins de leur chef pour les blessés , pour lesfemmes , pour leurs enfants , et que cette foisencore, le plus brave a été le plus humain.

Aux portes de la ville, une action infâme lesa frappés d’une horreur qui dure encore. Unemère a abandonné son fds âgé de cinq ans :malgré ses cris et ses pleurs , elle l’a repoussede son traîneau trop chargé. Elle-même criaitd’un air égaré : « qu’il n’avait pas vu la France !>* qu’il ne la regretterait pas ! Qu elle , elle con-ii naissait la France ! qu elle voulait revoir la» France ! « Deux fois Ney a fait replacer 1 in-fortuné dans les bras de sa mère, deux fois ellel’a rejeté sur la neige glacée.

Mais ils n'ont point laissé sans punition cecrime solitaire, au milieu de mille dévouementsd’une tendresse sublime. Cette femme dénatu-rée a été abandonnée sur cette même neige,d’où l’on a relevé sa victime pour la confier»une autre mère, et ils montraient dans leursrangs cet orphelin , que depuis on revit encoreà la Bérézina, puis àVilna, même à Kowno ,et enfin qui échappa à toutes les horreurs dela retraite.

Cependant, les officiers d’Eugène pressentceux de Ney de leurs questions , ceux-ci pour-suivent ; ils se montrent avec leur maréchal •s’avançant vers Krasnoé, tout au travers de no*immenses débris , traînant après eu\ une fouR