CHAPITRE VIII. u6j
désolée , et précédés par une autre foule dontla faim hâte les pas.
Ils racontent comment ils ont trouvé le fondde chaque ravin rempli de casques, de scha-kos , de coffres enfoncés, d’habillements épars,de voitures et de canons, les uns renversés, lesautres encore attelés de chevaux abattus , ex-pirants et à demi dévorés.
Comment vers Corinthnya , à la lin de leurpremière journée , une violente détonation, etsur leurs tètes , le sifflement de plusieurs bou-lets leur ont fait croire au commencement d'untombât. Cette décharge partait devant et toutprès d’eux , sur la route même , et pourtant ilsu apercevaient point d’ennemis. Ricard et sadivision se sont avancés pour les découvrir ;*Uais ils n’ont trouvé , dans un pli de la route,'lue deux batteries françaises abandonnées avecleurs munitions , et dans les champs voisins ,hne bande de misérables Cosaks , fuyant ef-ll’ayés de l’audace qu’ils avaient eue d’y met-h’e le feu , et du bruit qu’ils avaient fait.
Alors ceux de Ney s’interrompent pour de-mander à leur tour ce qui s’est passé , quel estdonc le découragement universel, et pourquoi1 on a abandonné à l’ennemi des armes toutEntières. N’avait-on pas eu le temps d’enclouevpièces, ou du moins de gâter leurs appro-Asionnements?
. Jusque-là cependant, ils n’avaient, disaient-ds > rencontré que les traces d’une marche de-