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Tome second.
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CHAPITRE IX. ‘i 11

s ur les flancs de leur colonne, réduite à quinzecents hommes armés, la tenant comme assié-gée, disparaissant devant ses sorties pour re-paraître aussitôt, comme les Scythes leurs an-cêtres ; mais avec cette funeste différence ,flu’ils maniaient leurs canons montés sur destraîneaux , et lançaient en fuyant leurs bou-lets , avec la même agilité que jadis leurs pè-tes maniaient leurs arcs et lançaient leursflèches.

La nuit apporta quelque soulagement, etfl’ahord on s’enfonça dans les ténèbres avecQuelque joie; mais alors, si l’on s’arrêtait un'nstant aux derniers adieux de ceux qui tom-baient faibles ou blessés, on perdait la traceles uns des autres. Il y eut là beaucoup deCruels moments , bien des instants de déses-poir ; cependant l’ennemi lâcha prise.

La malheureuse colonne , plus tranquille ,s avançait comme à tâtons dans un bois épais,quand tout-à-coup, à quelques pas devant elle,éne vive lueur et plusieurs coups de canondilatent dans la figure des hommes du premier•’ang. Saisis de frayeur, ils croient que c’en’® s t fait, qu’ils sont coupés, que voilà leurternie, et ils tombent terrifiés; le reste, der-Hère eux, se mêle et se culbute. Ney, qui voitteut perdu, se précipite ; il fait battre la charge,

, comme s’il eut prévu cette attaque , il s’é-Cl 'ie; « Compagnons, voilà l’instant, en avant !“ Us sont à nous ! » A ces paroles, ses soldats

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