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Tome second.
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278 LIVRE X.

consternés, et qui se croyaient surpris, croientsurprendre ; de vaincus qu’ils étaient, ils serelèvent vainqueurs ; ilscourentsurl’ennemi,qu'ils ne trouvent déjà plus, et dont ils enten-dent, au travers des forêts, la fuite précipitée.

On s’écoula vite ; mais vers dix heures dusoir, on rencontra une petite rivière encais-sée dans un profond ravin ; il fallut la passerun à un comme le Dnieper . Les Cosaks, achar-nés sur ces infortunés, les épiaient encore. Ilsprofitèrent de ce moment; mais Wey et quel-ques coups de feu les repoussèrent. On fran-chit péniblement cet obstacle, et une heureaprès , la faim et l’épuisement arrêtèrent pen-dant deux heures dans un grand village.

Le lendemain ig novembre, depuis minuitjusqu’à dix lieui’es du matin , on marcha sansrencontrer d’autre ennemi qu’un terrain mon-tueux ; mais alors les colonnes de Platof ontreparu, et Ney leur a fait face en se servantde la lisière d’une forêt. Tant qu’a duré lejour , il a fallu que ses soldats se résignassentà voir les boulets ennemis renverser les ar-bres qui les abritaient et sillonner leurs bi-vouacs ; car on n’avait plus que de petites armesqui ne pouvaient maintenir l’artillerie des Co-saks à une distance suffisante.

La nuit revenue, le maréchal a donné 1 ®signal et l’on s’est remis en marche vers Or-cha. Déjà, pendant le jour précédent, Pché-bendowski et cinquante chevaux y avaient été