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Tome second.
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CHAPITRE IX. 279

envoyés pour demander du secours ; ils de-vaient y être arrivés, si toutefois l’ennemin’occupait pas déjà cette ville.

Les officiers de Ney finirent en disant quequant au reste de leur route, et quoiqu’ilseussent encore rencontré des obstacles cruels,ils n’étaient pas dignes d’être racontés. Toute-fois ils s’exaltaient toujours au nom de leurmaréchal, et faisaient partager leur admira-tion, car ses égaux eux-mêmes ne songèrentPas à en être jaloux. On l’avait trop regretté ,on avait trop besoin de douces émotions pourse livrer à l’envie : Ney s’était d’ailleurs mishors de sa portée. Pour lui, dans tout cet hé-roïsme , il était si peu sorti de son naturel,que sans l’éclat de sa gloire dans les yeux,dans les gestes et dans les acclamations detous, il ne se serait point aperçu qu’il avaitlait une action sublime.

Et ce n’était pas un enthousiasme de sur-prise. Chacun de ces derniers jours avait euSes hommes remarquables ; entre autres celuidu 16 Eugène , celui du 17 Mortier; mais dèslors tous proclamèrent Ney le héros de la re-traite.

Cinq marches séparent à peine Orcha dehniolensk. Ilans ce court trajet, que de gloirerecueillie ! qu’il faut peu d’espace et de tempsPour une renommée immortelle ! et de quellehature sont donc ces grandes inspirations, ceBenne invisible , impalpable des grands dé-

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