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Tome second.
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284
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284- LIVRE XI.

» et ils concluaient de là que cette pointe sur» Moscou , quelque aventureuse qu elle parut« être, avait été , et suffisamment préparée ,

» et digne du génie de Napoléon , et que son» succès avait été possible : aussi n’avait - elle !» manqué que par des fautes de détail. »

Alors ils rappelaient nos pertes inutiles de-vant Smolensk , l’inaction de Junot à Valou- jtina , et ils soutenaient « que, néanmoins ,a la Russie eut été tout entière conquise sur» le champ de bataille de la Moskwa , si l’on» y eût profité des premiers succès du rnaré-« clial Ney.

» Mais qu'enfin l'entreprise manquée mili-» tairement par cette indécision, et politique-» ment par l’incendie de Moscou , l’armée ena aurait encore pu revenir saine et sauve. De-ll puis notre entrée dans cette capitale , le gé-» néral et l’hivermoscovites ne nous avaient-a ils pas laissé , l’un quarante jours , l’autre» cinquante jours pour nous refaire et nous» retirer? »

Déplorant alors la téméraire obstination desjours de Moscou , et la funeste hésitation deceux de Malo-Iaroslavetz, ils comptent leurs mal'heurs. Ils ont perdu depuis Moscou tous leursbagages, cinq cents canons , trente et une ai'gles, vingt-sept.généraux, quarante mille pri'sonniers, soixante mille morts : il ne leur resteque quarante mille traîneurs sans armes , e fhuit mille combattants.