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Tome second.
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286 LIVRE XI.

d’en douter ; mais de dire comment on eût pul'éviter, de peser la valeur des motifs qui yentraînèrent, dans une si grande circonstanceet devant un si grand homme, c’est ce qu’on in’ose décider : on sait d’ailleurs que, dans ces |entreprises aventureuses et gigantesques, toutdevient faute quand le but en est manqué.

ToutefoislatrahisondeScliwartzemberg n’e-taitpoint aussi évidente, et pourtant, si l’on enexcepte les trois généraux français qui se trou-vaient avec cet Autrichien , la grande-arméetout entière l’accusait. « Elle disait que Wal-» pôle n’était à Vienne qu’un agent secret de» l’Angleterre ; que lui et Metternich compo-» saient entre eux de perfides instructions que» recevait Schwartzemberg. Voilà pourquoi ,

» depuis le 20 septembre , jour où l'arrivée dei) Tchitcliakof et le combat de Lutsk , sur le-» Styr, terminèrent la marche victorieuse de» Schwartzemberg, ce maréchal a repassé le» Bug et couvert Varsovie en découvrant Minsk ;

» pourquoi il a persévéré dans cette fausse» manoeuvre , et pourquoi , après un faible» effort vers Brezcklitowsky le io octobre ,

« loin de profiter de la stagnation de Tchit-i> chakofpour s’interposer entre lui et Minsk ,

» il a perdu ce temps en promenades militai-» res, en marches insignifiantes vers Briansk , ]» Byalistock et Volhowitz.

» Il avait donc laissé l’amiral reposer, ral-)> lier ses soixante mille hommes , les partager