CHAPITRE I. 287
» en deux, lui opposerSacken avec une moi-“ tié , et partir le 27 octobre avec l’autre pour» s’emparer de Minsk , de Borizof, du maga-» sin , du passage de Napoléon et de ses quar-« tiers d’hiver. Alors seulement, Schwartzem-» berg s’était mis à la suite de ce mouvement» hostile, qu’il avait eu l’ordre de prévenir,» laissant Regnier devant Sacken, et marchant« si lourdement, que , dès les premiers jours,» il s’était laissé devancer de cinq marches par« l’amiral.
» Le 14 novembre, à Volkowitz, Sacken a» joint Regnier, il l’a séparé de l’Autrichien ,» et l’a pressé si vivement, qu’il l’a forcé d’ap-» peler Schwartzemberg à son secours. Aussitôt» celui-ci,comme s’il s’y «fût attendu , arétro-» gradé enabandonnant Minsk.Il est vrai qu’il» dégage Regnier , qu’il bat Sacken et qu’il» le poursuit jusque sur le Bug, que même» il lui détruit la moitié de son armée : mais» le jour même de son succès, le 16 novem-« bre , Minsk a été pris par Tchitchakof ; c’est» une double victoire pour l’Autriche . Ainsi» toutes les apparences sont conservées ; le« nouveau feld-maréchal a satisfait aux voeux» de son gouvernement, également ennemi» des Russes qu’il vient d’affaiblir d’un côté,» et de Napoléon que de l’autre il leur a» livré. »
Tel fut le cri de la grande-armée presqueentière ; son chef garda le silence , soit qu’il