■>88, LIVRE XI.
ne s'attendît pas à plus de zèle de la part d’unallié, soit politique , ou qu’il crût que Schwart-zeinberg avait assez satisfait à l’honneur, parcette espèce d’avertissement que six semainesplus tôt il lui avait fait parvenir à Moscou .
Toutefois, il adressa des reproches au feld-maréchal. Mais celui-ci lui répondit par uneplainte amère, d’abord sur cette double in-struction contradictoire qu’il avait reçue decouvrir à la fois Varsovie et Minsk , puis surles fausses nouvelles que lui avait transmisesle duc de Bassano.
« Ce ministre lui avait, disait-il, constam-» ment représenté la grande-armée se retirant» saine et sauve, enbon ordre et toujours for-» midable. Pourquoi l’avait-on joué par des» bulletins faits pour tromper les oisifs de la» capitale? S’il n'avâit pas fait plus d’efforts» pour se joindre à la grande-armée , c’est qu il» avait cru qu elle se suffisait à elle-même.
» Il alléguait ensuite sa propre faiblesse.
» Comment exiger qu’avec vingt-huit mille» hommes, il en contînt aussi long - temps» soixante mille? Dans cette position, si Tcliit-« cliakof lui a dérobé quelques marches, doit-» on s’en étonner? A-t-il alors hésité à le sui-» vre , àse séparer de la Gallicie , de son point» de départ, de ses magasins, de son dépôt?» S’il n’a point continué, c’est que Régnier» et Durutte, deux généraux français , l’ont.» rappelé à grands cris à leur secours. Eux et
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