Band 
Tome second.
Seite
295
JPEG-Download
 

CHAPITRE II. agî

Profond silence ; puis , d’un air plus sérieux :" Tous les rapports de mes ministres sont-| » ils brûlés ? — Sire , jusques ici vous ne

I » l’avez pas voulu permettre. —Eh bien, al-| » lez les détruire ; car, il faut en convenir,

11 nous sommes dans une triste position ! »

! Ce fut là le seul aveu qu’elle lui arracha,

1 et sur cette pensée il s’endormit, sachant,quand il le fallait, tout remettre au lende-main.

On vit dans ses ordres la même fermeté.Oudinot vient de lui annoncer sa résolutionde culbuter Lambert; il l’approuve, et il lepresse de se rendre maître d’un passage, soitau-dessus , soit au-dessous de Borizof. Il veutque le 24 le choix de ce passage soit fait ,les préparatifs commencés, et qu’il en soitaverti pour y conformer sa marche. Loin depenser à s'échapper du milieu de ces trois ar-mées ennemies , il ne songe plus qu’à vaincreTchitchakof, et à reprendre Minsk .

Il est vrai que huit heures après, dans uneseconde lettre au duc de Reggio , il se rési-gne à franchir la Bérézina vers Yeselowo , età se retirer directement sur Vilua par Yiléika,en évitant l’amiral russe.

Mais le 24, il apprend qu’il ne pourra ten-ter ce passage que vers Studzianka ; qu’en cetendroit le fleuve a cinquante-quatre toises delargeur, six pieds de profondeur; qu’on abor-dera sur l’autre rive , dans un marais, sous