Band 
Tome second.
Seite
302
JPEG-Download
 

3o2 LIVRE XL

En entrant le 2 3 dans cette ville, ce mare-chai avait vu un pont de trois cents toises delongueur, détruit sur trois points, et que laprésence de l’ennemi rendait impossible à ré-tablir. Il avait appris qu’à sa gauche, et aprèsavoir descendu le fleuve pendant deux milles,on trouverait près d’Oukoholda un gué pro-fond et peu sûr; qu’à un mille au-dessus deBorizof, Stadhof marquait un autre gué ,mais peu abordable. Il savait enfin, depuisdeux jours, que Studzianka, à deux lieues au-dessus de Stadhof, était un troisième point depassage.

Il en devait la connaissance à la brigadeCorbineau. C’était elle que deWrede avait en-levée au deuxième corps vers Smolian.Ce gé-néral bavarois l’avait gardée jusqu’à Dokszitzi,d’où il l’avait renvoyée au deuxième corps parBorizof. Mais Corbineau trouva l’armée russede Tchitchakof maîtresse de cette ville. Forcéde rétrograder en remontant la Bérézina, dese cacher dans les forêts qui la bordent, et nesachant sur quel point passer ce fleuve , ilavait aperçu un paysan lithuanien , dont lecheval, encore mouillé , paraissait en sortir.Il s’était saisi de cet homme, s’en était fait unguide , derrière lequel il avait traversé la ri-vière à un gué, en face de Studzianka. Ce gé-néral avait ensuite rejoint Oudinot , en luiindiquant cette voie de salut.

L intention de Napoléon étant de sc retirer