CHAPITRE IV. 3 o 3
directement sur Vilna , le maréchal compritfacilement que ce passage étais le plus directet le moins dangereux. Il était d’ailleurs re-connu , et quand bien même l’infanterie etl’artillerie, trop pressées par Wittgenstein etKutusof, n’auraient pas le temps de franchirle fleuve sur des ponts, du moins serait - onsûr, puisqu’il y avait, un gué éprouvé , quel’empereur et la cavalerie le passeraient; qu’a-lors tout ne serait pas perdu, et la paix et laguerre , comme si Napoléon lui-même restaitau pouvoir de l’ennemi.
Aussi, le maréchal n’avait-il pas hésité. Dèsla nuit du 23 au 24, le général d’artillerie ,Une compagnie de pontoniers , un régimentd’infanterie et la brigade Corbineau avaientoccupé Studzianka.
En même temps, les deux autres passagesavaient été reconnus ; tous avaient été trou-vés fortement observés. Il s’agissait donc detromper et de déplacer l’ennemi. La force n’ypouvait rien. On essaya la ruse : c’est pour-quoi , dès le 24 , trois cepts hommes et quel-ques centaines de traîneurs furent envoyés versOukoholda, avec l’instruction d’y ramasser àgrand bruit tous les matériaux nécessaires à laconstruction d’un pont ; on fit encore défilerpompeusement de ce côté et en vue de l’en-nemi toute la division des cuirassiers.
On fit plus , le général chef d’état-major Lo-rencé se fit amener plusieurs juifs : il les in-
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