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Tome second.
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CHAPITRE VII. 3 f9

fausse nouvelle ; car, en fait de malheurs,1 infortune est crédule.

Il se jugea abandonné , livré ; et comme lanuit, l’encombrement et la nécessité de faireface de trois côtés, séparaient ses faibles bri->gades, il fait dire à chacune d’elles de ten-ter de s’écouler , à la faveur des ombres, lelong des flancs de l’ennemi. Pour lui , avecl une de ces brigades, réduite à quatre centshommes, il s’élève sur les hauteurs Voiséeset à pic qui sont à sa droite, espérant traver-ser dans l’obscurité l’armée de Wittgenstéin ,lui échapper, rejoindre Victor, ou tourner laBérézina par ses sources.

Mais partout où il se présente il rencontredes feux ennemis, et il se détourne encore ;'1 erre au hasard, pendant plusieurs heures,dans des plaines de neige, au travers d’un ou-ragan impétueux. Il voit à chaque pas ses sol-dats saisis de froid, exténués de faim et defatigue, tomber à demi morts dans les mainsde la cavalerie russe, qui le poursuit sans re-lâche.

Cet infortuné général luttait encore contrele ciel, contre les hommes et contre sonPropre désespoir, quand il sentit la terre mêmePlanquer sous ses pieds. En effet, trompé parla neige, il setait engagé sur la glace, encoreh'op faible, d’un lac prêt à l’engloutir : alorss eulement il cède et rend ses armes.

Pendant que cette catastrophe s’accomplis-