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Tome second.
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LIVRE XI,avait eu deux jours et deux nuits pours’écou- 11 er ; il devait être trop tard pour les Russes .Mais le désordre régnait chez les Français , et jles matériaux avaient manqué aux deux ponts ;deux fois , dans la nuit du 26 au 27, celui desvoitures s’étaijt rompu, et le passage en avaitété retardé de sept heures : il se brisa unetroisième fois, le 27, vers quatre heures dusoir D’un autre côté, les traîneurs dispersésdans les Lois et dans les villages environnants,n’avaient pas profité de la première nuit, etle 2y , quand le jour avait reparu, tous s’é-taient présentés à la fois pour passer les ponts.

Ce fut surtout quand la garde sur laquelle ilsse réglaient, s’ébranla. Son départ fut commeun signal : ils accoururent de toutes parts ; ilss’amoncelèrent sur la rive. On vit en un in-stant une masse profonde, large et confused’hommes , de chevaux et de chariots , assié-ger l’étroite entrée des ponts qu elle débor-dait. Les premiers , poussés par ceux qui lessuivaient, repoussés par les gardes et par lespontoniers, ou arrêtés par le fleuve , étaientécrasés , foulés aux pieds , ou précipités dans lesglaces que charriait la Bérézina. Il s’élevaitde cette immense et horrible cohue , tantôtun bourdonnement sourd , tantôt une grandeclameur, mêlée de gémissements et d’affreusesimprécations.

Les efforts de Napoléon et de ses premierslieutenants pour sauver ces hommes éperdus,