CHAPITRE VIII. 3 îi
» que cette défection vienne tout gâter ! »L’expression était impropre, mais la douleurla lui arracha, soit qu’il prévît que Victor af-faibli ne pourrait résister assez long-temps lelendemain , soit qu’il tînt à honneur de n’a-voir laissé dans toute sa retraite, entre lesmains de l'ennemi , que des traîneurs etpoint de corps armé et organisé. En effet ,cette division fut la première et la seule quimit bas les armes.
CHAPITRE VIII.
Ce succès encouragea Wittgenstein. Enmôme temps, deux jours de tâtonnements , lerapport d’un prisonnier, et surtout la reprisede Borizof par Platof, avaient éclairé Tchit-cliakof. Dès lors , les trois armées russes , dunord, de l’est et du midi, se sentirent réu-nies ; leurs chefs communiquèrent entre eux.Wittgenstein etTcliitchakol étaient jaloux l’unde l’autre, mais ils nous détestaient encoreplus ; la haine fut leur lieu et non l’amitié.Ces généraux se trouvèrent donc prèls à atta-quer à la fois les ponts de St.udzianka par lesdeux rives du fleuve.
C’était le 28 novembre. La grande-armée