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Tome second.
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348 LIVRE XI.

Maison, en qui une grande force dames’alliait, dans une juste proportion, à unegrande force de corps, ne s’étonna point; ilcontinua sa retraite jusqu’à Bienitza, ralliantà chaque pas des hommes qui lui échappaientsans cesse , mais enfin marquant encore , avecquelques baïonnettes , l’arrière-garde. Il n’enfallut pas davantage ; car les- Russes , glacéseux-mêmes, et forcés de se disperser avantla nuit dans les habitations voisines , n’osaienten sortir qu’au grand jour. Alors ils recom-mençaient à nous suivre , mais sans attaquer ;car, à l’exception de quelques efforts engour-dis, la violence de la température ne permettaitde s’arrêter, ni pour préparer une attaque , nipour se défendre.

Cependant Ney surpris du départ deVictor l’avait rejoint ; il s’était efforcé de l’ar-rêter ; mais le duc de Bellune, ayant l’ordrede se retirer, s’y était refusé. Ney lui avaitalors demandé ses troupes, s’offrant de leremplacer dans son commandement ; maisVictor n’avait voulu ni céder ses soldats, niprendre sans ordre l’arrière-garde. Dans cettealtercation, le prince de la Moskwa s’emporta,dit-on , avec une violence excessive , dont lafroideur de Victor ne s’émut guère. Enfin ,un ordre de l’empereur intervint ; Victor futchargé de soutenir la retraite , et Ney appeléà Smorgony.