CHAPITRE XII. 34 7
■il qui leur en restait et firent un feu terrible. Lan- colonne d’attaque de Tcliaplitz en fut toutete brisée; elle s’arrêta. Mais ce général, usant)e de sa supériorité, détourna une partie de sesie forces vers une autre entrée ; et déjà ses pre-ss mières troupes avaient franchi les enclos deit Malodeczno , quand, tout-à-coup, elles y ren-it contrèrent un autre combat,is Le bonheur voulut que Victor, avec en-[_ viron quatre mille hommes , restes du neu-
; vième corps, occupât encore ce village. L’a-à cliarnement y fut extrême : on s’enleva plu-■t sieurs fois , de part et d’autre , les premièresmaisons. Des deux côtés on combattit moins• pour la gloire que pour se conserver ou s’ar-racher un refuge contre un froid meurtrier,z Ce ne fut qu’à onze heures du soir que lesy Russes y renoncèrent, et qu’à demi gelés , ilse en allèrent chercher un autre dans les villagese environnants.
; Le lendemain 5 décembre , Ney et Maisoncrurent que le duc de Bellune les remplace-x- fait à l’arrière - garde ; mais ils s’aperçurentque ce maréchal, suivant ses instructions,a s'était retiré , et qu’ils étaient seuls dans Ma-lodeczno avec soixante hommes. Tout le restee avait fui : leurs soldats , que jusqu’au derniers moment les Russes n’avaient pu vaincre ,
s l’atrocité du climat les avait vaincus ; les armes
: leur tombaient des mains , et eux-mêmes tom-
> baient à quelques pas de leurs armes.