CHAPITRE XIII. 551
chefs de l’armée sa résolution , arrivèrent.Tous les maréchaux furent appelés. A mesurequ’ils entrèrent , il les prit chacun en parti-culier, et d’abord il les gagna à son projet ,tantôt par ses raisonnements, tantôt par desépanchements de confiance.
C’estainsi qu'en apercevant Davout , on le\it aller au-devant île lui, et lui demanderpourquoi il ne le voyait plus, s’il l’avait aban-donné? Et sur ce que Davout répondit qu’ilcroyait lui déplaire , l’empereur s’expliquadoucement, accueillit ses réponses , lui confiajusqu au chemin qu il croyait devoir .prendre ,et reçut ses conseils sur ce détail.
Il fut caressant pour tous ; puis , les ayantréunis à sa table , il les loua de leurs belles ac-tions pendant cette campagne. Pour lui , il neconvint de sa témérité que par ces seuls mots :<1 Si j’étais né sur le trône, si j’étais un lîour-» bon , il m’aurait été facile de ne point faire» de fautes. »
Quand le repas fut achevé , il leur fit lire par-le prince Eugène son vingt-neuvième bulle-tin ; après quoi, déclarant hautement ce qu’ilavait déjà confié à chacun d’eux , il leur dit« que cette nuit même il allait partir avec Du-» roc , Caulaincourt et Lobau pour Paris ; que» sa présence y était indispensable pour la» France , comme pour les restes desamalheu-» reuse armée. C’était de là seulement qu’il» pourrait contenir les Autrichiens et les
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