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Tome second.
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CHAPITRE I. 3 S 7

que de bons instruments, d’habiles lieutenants,et point de chefs.

Dès la première nuit, un général refusa d’o-béir. Le maréchal qui commandait l’arrière-garde revint presque seul au quartier royal.Trois mille hommes de vieille et jeune gardes’y trouvaient encore. C’était là toute la grande-armée , et de ce corps gigantesque il ne restaitplus que la tête. Mais, à la nouvelle du départde Napoléon , gâtés par l’habitude de n’ètrecommandés que par le conquérant de l’Euro-pe , n’étant plus soutenus par l’honneur de leservir, et dédaignant d’en garder un autre,ces vétérans s’ébranlèrent à leur tour, et tom-bèrent eux-mêmes dans le désordre.

La plupart des colonels de l’armée , qu'onavait admirés jusque-là, marchant encore, avecquatre à cinq officiers ou soldats, autour deleur aigle , et à leur place de bataille, ne pri-rent plus d’ordres que d’eux-mêmes ; chacunse crut chargé de son propre salut. On ne sefia plus du soin de sa conservation qu’à soiseul. Il y eut des hommes qui firent deux centslieues sans > tourner la tête. Ce fut un sauve-qui-peut presque général.

Au reste , la dispai-ition de l’empereur , etl’insuffisance de Murat, ne furent pas les seu-les causes de cette dispersion ; ce fut surtoutla violence de l'hiver, qui dans ce momentdevint extrême. Il aggrava tout, il semblaits’être mis tout entier entre Vilna et l’armée.