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Tome second.
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3 9 6 LIVRE XII.

D’abord, il s’éleva des plaintes dans le payscontre cette administration. Bientôt un or-donnateur français arriva , et, soit rivalité ,soit justice , il accuse l’intendant prussien defatiguer le pays par d’énormes réquisitions debestiaux. « Il les envoyait, disait-on, dans laa Prusse épuisée par notre passage ; 1 année» en était frustrée , bientôt la disette s’y fe-ii rait sentir. » Selon lui, Yorck n’ignorait pascette manoeuvre. Macdonald crut à l’accusa-tion, il renvoya l’accusé, confia l’administra-tion à l’accusateur ; et Yorck , plein de dépit,ne songea plus qu’à se venger.

Napoléon était alors dans Moscou . Le Prus-sien l’observait; il prévit avec joie les suites decejte témérité , il paraît même qu’il céda à latentation d’en profiter et de devancer la for-tune. Le 29 septembre, le général russe ap-prend qu’Y’orck a découvert Mittau ; et soitqu’il ait reçu des renforts , en effet deux di-visions venaient d’arriver de Finlande , soitpar une autre confiance, il s’aventure jusquedans cette ville qu’il reprend, et se prépareà pousser son avantage. Le grand parc de siègeallait être enlevé ; Y orck, s’il faut en croire destémoins, l’avait exposé, il demeurait immo-bile, il le livrait.

On dit qu’alors son chef d'état-major s’estindigné de cette trahison ; on assure qu’il areprésenté vivement à son général qu’il allaitse perdre , et avec lui l'honneur des armées