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Tome second.
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CHAPITRE XL 419

ble. Ou se liàta de réunir tous ces débris dansDantzick ; trente-cinq mille soldats, de dix-sept nations différentes, y furent enfermés.Le reste, en petit nombre, ne devait commen-cer à se rallier qu’à Posen et sur l’Oder .

Jusque-là il n’avait donc guère été possi-ble au roi de Naples de mieux régler notredéroute ; mais , au moment où il traversaitMarienwerder pour se rendre à Posen , unelettre de Naples vint encore bouleverser toutesses résolutions. L’impression en fut violente :à mesure qu’il la lut, la bile se mêla à sonsang avec une telle promptitude, qu’on le re-trouva quelques instants après avec une jau-nisse complète.

Il paraît qu’un acte de gouvernement ques’était permis la reine, le blessa dans une deses plus vives passions. Peu jaloux de cetteprincesse , malgré ses charmes , il l’était avecfureur de son autorité ; et c’était de la reinesurtout, comme sœur de l’empereur, qu’il sedéfiait.

On s’étonne de voir ce prince , qui, jusqu’àce jour, avait paru tout sacrifier à la gloire desarmes, se laisser tout-à-coup maîtriser parunepassion moins noble ; mais sans doute que ,pour certains caractères, il en faut toujoursune qui domine.

C était, au reste, toujours la même ambi -tion sous des formes différentes , et toujourstout entière dans chacune d’elles ; car tels sont