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Mis dans Paris , fabriquaient quinze centsfusils par jour; et, avant le i er . juillet, ils endevaient fournir de trois à quatre mille. Ilavait fallu quelque temps pour dresser lesébénistes du faubourg Saint-Antoine au mon-tage des fusils, et les rendre propres à cenouveau travail. Le nombre d’armes four-nies par ces ateliers se composait de fusilsentièrement neufs, de vieux fusils réparés ,et de fusils fabriqués avec des pièces de re-change. Toutes les manufactures d’armes del’empire avaient doublé leurs produits. Onavait autorisé la réception des fusils modèlemixte. Des platines beaucoup plus simplesque celles ordinaires avaient été inventées ;tous les ouvriers en cuivre , tels que lesgarçons horlogers, ciseleurs , etc., les fai-saient aussi bien que les meilleurs plati-neurs. En outre de ce genre de fabrication,les ateliers de platines à l’étampe avaientété rétablis. Tous ces moyens réunis ne lais-saient aucune inquiétude sur cet objet im-portant.
La défense de toutes les places une foisassurée, Paris et Lyon furent choisis commegrands centres de résistance. On réunit à