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CHAPITRE XII.
VEmpereur ayant abdiqué , les armées an-glodiollandaise et prussienne s’avancentimprudemment sur Paris . Cette ma-nœuvre , qui eût dû les perdre, leurréussit entièrement.
La déclaration au peuple français , parlaquelle Napoléon faisait connaître son ab-dication, fut publiée le 22 (1). Aussitôt quecette nouvelle fut répandue dans l’armée,elle y porta la consternation et le désespoir.L’effet quelle produisit dans les armées en-nemies nous fut encore plus funeste, parl’audace quelle donna à leurs chefs. Blucher et Wellington paraissaient, dans leurs pre-miers projets , être convenus de ne pas dé-passer les frontières de la France avant l’ar-rivée des armées russes et autrichiennes; et,en attendant, de s’emparer d’Avesne, Mau-beuge, et des autres places de cette fron-