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armée de deux cent mille hommes avec unenombreuse artillerie. Elle pourra alors ma-nœuvrer tout autour de la capitale, couvertepar ses fortifications, et défendue par unegarnison considérable. Dans une pareille si-tuation , il serait impossible à l’ennemi,avec quatre ou cinq cent mille hommes, debloquer un semblable système sans s’exposerà une perte certaine : dès lors les communi-cations avec la France seraient toujours li-bres. D’un autre côté, le même système se-rait suivi pour Lyon ; le septième corps,(Suchet) , et celui d’observation deBéfort,
( Lecourbe) , s’y centraliseraient, ainsi quetoutes les gardes nationales du Dauphiné ,de la Franche-Comté et du Lyonnais. On yréunirait cinquante mille hommes de toutestroupes, qui tiendraient tête à toute l’arméeautrichienne. L’ennemi s’avançant sur cesdeux grands centres de résistance, Paris etLyon , serait obligé de laisser non-seule-ment des corps pour masquer toutes nosplaces, Dunkerque , Lille , Arras , Condé,Bouchain, Lequesnoy, Landrecies , Valen-ciennes, Maubeuge , Avesnes , Philippe-ville , Givet , Rocroy , Mèzieres , Sedan ,