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Campagne de dix-huit cent quinze, ou relation des opérations militaires qui ont eu lieu en France et en Belgique, pendant les cent jours; écrite à Sainte-Hélène / par Gourgaud
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Aussitôt que lempereur eut appris que lagauche était maîtresse deGosselies, et quellese dirigeait sur les Quatre-Bras, il sétaitporté sur Fleurus. Les corps de Vandammeet de Grouchy sétaient réunis à Gilly ; maisces généraux, trompés par de faux rapports,restaient immobiles, croyant toute larméeprussienne dans les bois de Fleurus. Lem-pereur ayant été en personne reconnaîtrelennemi, ne vit quune partie du corps deZiéthen, et ordonna de lattaquer vivement;

cupé cette position des Quatre-Bras ? Il paraît que lesouvenir de sa conduite en 1814 , et dernièrementen mars i8i5 , occasionait en lui un bouleversementmoral, qui se faisait sentir dans toutes ses actions.Dailleurs ce maréchal , le premier des braves au feu,prenait souvent le change dans des dispositions decampagne. Instruit par sa cavalerie légère que len-nemi navait que peu de forces aux Quatre-Bras , iljugea plus prudent de rester à la hauteur des coupsde canon quil entendait sur sa droite, et dirigea ladivision Girard comme une avant-garde sur Fleurus.Youlant cependant paraître avoir exécuté ses ordres,il rendit compte à S. M. quil occupait les Quatre-Bras par une avant-garde, et que ses masses étaienten arrière.

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