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battu en retraite avant le jour, c’est qu’ilétait décidé à courir les hasards d’une ba-taille. Sur les huit heures le temps s'éclair-cit. L’empereur reconnut toute la ligne en-nemie ; il jugea que l’on pourrait manœu-vrer dans les terres. Il expédia aux diverscommandans des corps d’armée ses ordrespour la bataille : tout se mit en mouve-ment.
L’armée anglaise avait derrière elle la fo-rêt de Soignes, et une seule chaussée pourses communications avec Bruxelles ; ce quirendrait sa retraite très-difficile. Elle occu-pait un beau plateau. Sa droite, appuyée àun ravin au-delà de la route de Nivelles , seprolongeait sur Braine-la-Leud ,• sa gauchecouronnait les hauteurs de la Haie ; et soncentre, occupant à gauche la ferme de laHaie-Sainte , et à droite celle d’Hougou-mont, se. trouvait en avant du village deMont-Saint-Jean, où se réunissent les deuxchaussées de Nivelles et de Charleroi , quecette ligne coupait. On reconnut que l’en-nemi n’avait élevé aucune redoute ou d’au-tres ouvrages , et qu’il n’y avait point ouque peu d’obstacles naturels devant sou