appareil, ces décisions aux chambres, et l’onminutait même le discours, lorsque l’on futinstruit que la plus vive fermentation se ma-nifestait dans la chambre des députés. Peuaprès midi, l’on reçut un message par le-quel cette chambre se déclarait en perma-nence , méconnaissait l’autorité impériale ,et déclarait traître à la patrie quiconquevoudrait suspendre sa permanence. M. dela Fayette paraissait se placer à la tète d’unparti dont on ignorait les véritables inten-tions. Quelques momens après, on appritque la chambre des pairs venait de suivrel’exemple de celle des députés, et de se met-tre en insurrection contre l’empereur.
Ces deux éve'nemens suspendirent tout :on ne jugea plus qu’il fût convenable quel’empereur se transportât au milieu des dé-putes de la nation, puisqu’ils s’étaient décla-rés en insurrection. Les ministres seule-ment s’y rendirent, et annoncèrent l’arrivéede l’empereur à Paris , et la situation desaffaires.
Dans la soirée, le plan des meneurs desdeux chambres ne tarda pas à se développer :il avait des ramifications dans le ministère :