ET DE LEURS CRITIQUES. 299
Il n’est point vrai qu 'Almaviva, s’obstine pen-dant vingt ans à se priver d’un héritier, puisqu’ilav ait un fils aîné ; puisque cet enfant n’a été tué^Ue depuis deux ans dans un duel : c’est à la mortde ce riche héritier, que le Tartufe de probité(comme l’appellel’auteur dans sa Préface) con-fite les biens de celte famille, et se déterminea brouiller tous ceux qui la composent, en révé-lant aux enfants le secret de leur père, afin d’en-v djir toute leur fortune.
Les autres critiques ne sont guère mieux fondées,^kfis je me hâte de venir à la seule qui soit im-portante , à celle que La Harpe fait avec emphase,a u nom de la vertu. Il reproche à l’auteur d’avoir*Uis sur la scène un homme vivant, un homme,dit-il , qu’il a vu agir. Il emploie tous les grandsUlols pour montrer combien cela est inique, etévoque l’autorité pour quelle s’oppose à un telabus de la verve comique.
Mais , où l’auteur comique prendra-t-il sesLbleaux, si ce n’est dans la nature, et s’il nePeint pas les hommes qu’il a vus agir P Sans doutedue doit nommer ni calomnier ceux qu’il peint;e *- je 11’approuvai pas Beaumarchais d avoir com-posé le nom de son Tartufe de probité avec lesRetires qui forment celui de son persécuteur, de'bommequi, sans le connaître, se montra leplus acharné à lui nuire et à le décrier, quoique