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XJnion de principes & de moyens, pouf conduire dey* peuplesrivaux, & les amener au même but; prudence dans ses conseils,çoncert dans l'exécution, attentions prévoyantes pour lier à lafortune de leur pupille tous les ordres de l’Etat, pour décréditerson rival dans l’esprit des peuples, pour harceler le Princefugitif & ruiner toutes ses ressources : rien ne manqua à lagloire de leur Régence, qu’une meilleure cause.
Qu’on imagine ce que devoir produire une pareille uniondirigée contre une Nation malheureuse, dont le Chef avoitcontre lui sa jeunesse, son inexpérience, une valeur sans tenue,une douceur efféminée , ^éloignement des affaires, i’amourexcessif du plaisir, 8c qui voyoit la moitié de son peuple auxprises avec l’autre? Rien assurément ne prognostiquoit alorsle règne de Charles le Victorieux. La France voyoit à la foisdans son sein deux Rois, deux Reines, deux Régens 8c deuxParlemens ; & personne ne se présentoir pour réunir les factions& rendre à leur droit respectif le sang des Capets 8c celui desPlantagenetes. L’ardeur guerrière frémissoit encore fans doutedans les veines du François ; elle y palpitoit plutôt qu’elle n’agis-soit avec activité. Heureux un instant au combat de la Gravelle,ïls ne montrèrent à Cravant, à Verneuil, que le François impru-dent & indiscipliné de Crécy & d’Azincourt.
Fière de ses succès, l’armée Angloise se déborde comme
torrent qui menace d’engloutir le cœur du Royaume. Orléans,centre de la France, en est devenu comme le boulevard; 8c, s’ilfaut que l’Anglois force cette barrière , ce coup fatal consom-mera la perte des François & ne laissera pas même au Monarqueerrant l’ombre de la royauté.
Un évènement fans exemple ; mais que le progrès de noslumières a dépouillé des fables 8c des prestiges, dont se repais-soit encore le XV e . siècle, opère contre toute espérance le salu{áss l’État,
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