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François , & ne parut servir le Roi & l’État, que pour contre-balancer par ses succès le crédit de la Reine. Plus d’une fois11 crut le moment favorable pour éclater; des conspirations,tantôt sourdes, tantôt ouvertes, laissèrent entrevoir ou décou-vrir ses desseins. La Reine lui opposa le Duc de Sommerset;Prince de la maison de Lancaíter. Sommerset, honnête homme,clairvoyant & sincère, vit tout le danger de l’ascendant queprenoit le Duc d’Yorckil le dénonça au Roi & à la Nation;mais aussi peu écouté que Calchas, il ne put déchirer le bandeaufatal qui aveugloit le Monarque fur ses prochaines destinées»Richard absous, ne pensa plus qu’à consommer & sa ven-geance & les projets de son ambition» Sommerset en fut lapremière victime dans une bataille ; Richard ne connut plusalors de rival pour le trône. La Reine avoir abâtardi l’eípritde son époux, soulevé le peuple contre elle & contre le Gou-vernement. Richard échoue dans ses deux premières batailles ;mais une troisième lui livre le Roi, tandis que la Reine & foi»fils se réfugient en Northumbre. La Rose-Slanche reprend doncun instant fes droits, que le Parlement lui confirme ; mais laReine, dont nous avons annoncé la bravoure, reparaît bientôtavec avantage ; elle se montre digne de la Couronne, en lareprenant à main armée , dans la bataille de Vakefield , oùRichard trouva une mort glorieuse à travers des piquets desÉcossois. Avec la Couronne, Marguerite ramène son maridans Londres.
Mais le repos, que la mort de Richard rendit à ce Monarque,ne fut que momentané. Le rival heureux, qui devoir le lui ravirpour toujours, étoit ce Prince que nous allons voir fur le trône,fous le nom d’Edouard, & que la Nation y porta avec enthou-siasme , parce qu’elle ne connut d’abord en lui que la moitiéde Phomme, qui, jusqu’à la mort de Richard, son père, neí’étoit montré aux peuples que par les grâces de Pesprit, de