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quì lui fit immoles cette infortunée Reine, dont le seul crimeréel étoit de la surpasser en grâces & en beauté.
L’Histoire ne seroit pas plus utile aux hommes que les ftoidestapisseries qui décorent les Palais, si, quand les Princes ontdisparu du trône, elle n’exerçoit sur celles de leurs actionsqui intéressent le bonheur des peuples pu la morale publique,une censure équitable, qu’arrêtent le respect & le bon ordre,pendant leur exercice du pouvoir suprême.
Le Protestantisme ne fut pour Élisabeth qu’une affaire depolitique. Elle avoir refusé la main de Philippe II, son beau-srère , elle crut devoir Féloigner encore plus en protégeantles Protestans & la République naissante des Provinces-Unies*foyer de la réforme. Élisabeth étoit instruite, elle avoir ornéson esprit dans la retraite ; & la nouveauté dans les opinionspouvoit amorcer Famour-propre d’une femme & d’une Reinesçavante. Enfin, la moitié au moins de l’Angleterre étoitencore Protestante ; dans la partie Catholique , beaucoupd’hommes sages avoient blâmé les persécutions du dernier
règne ; elle-même n’y avoir échappé qu’avec peine_Que
de fausses lueurs pour égarer Élisabeth , & que de piégeapour Fentraîner dans la réforme.
Le sage & prévoyant Polus en avoir connu certainementtout le danger , quand à la nouvelle de la mort de Marie ,qui ne précéda la sienne que de seize heures , il s’écria,en regardant son Crucifix : sauve^-nous , Seigneur ; car nouspe'rijsons.
En effet, la révolution trouva peu d’obstacles. Le Parle-ment s’assembla à Londres. Son ouvrage fut un code mons-trueux , qui associa la Hiérarchie & l’indépendance, les dogmesde Calvin & une partie de la Liturgie Catholique, déclara,tant au spirituel qu’au temporel , la suprématie de la Reine&, la nécessité pour tout Anglois d’en prêter le serment.