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Tome III.
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62 Histoire

puissances confédérées. Le roi de Prusse de son côté n'avoirplus de subsides à attendre de la Grande-Bretagne , et ilavoit tellement épuisé d’hommes et d'argent les pays oùil avoit fait la guerre, qu’ils étoient absolument liors d’étatde lui fournir ni soldats, ni contributions. La paix généralefut donc conclue, et les rois de l’Europe, ou plutôt leursministres, permirent un peu à cette belle contrée de res-pirer après sept ans d’une guerre sanglante et ruineuse , quiavoit étendu ses ravages dans les quatre parties du monde.Cette guerre ruina plusieurs des plus belles provinces del’empire germanique et fit périr plus d’un million d’hommes.La Grande-Bretagne, d’après l’aveu même de ses écrivains,«n perdit pour sa part plus de deux cents quatre - vingtmille. Elle y dépensa une quantité presqu’incroyable detrésors , et porta sa dette nationale de quatre-vingt mil-lions sterling, où elle étoit dans l’origine de la guerre, àcent trente millions , somme prodigieuse , puisqu’elle égaleenviron deux milliards neuf cens quatre-vingt millions ,argent de France , c’est-à-dire plus que la valeur réelle detoutes les propriétés foncières de la Grande-Bretagne.

Nous allons voir bientôt cette nation ambitieuse payerchèrement les succès de cette guerre,.et chercher à couvrirce déficit monstrueux par des exactions, criantes et latyrannie la plus révoltante envers ses colonies d’Amérique.Si à l’extérieur la Grande-Bretagne jouissoit d’une pros-périté inconnue jusqu’alors , il n’en étoit pas de même dansl’intérieur. II fallut aussitôt après la guerre réparer sespertes et mettre le gouvernement à même de revivifier toutesles parties de l’administration. II ne fut pas difficile auparlement de voter des fonds disponibles, mais les moyensde les lever n’étoient pas aussi aisés. Les ministres chantantalors la palinodie , soutenoient au parlement contre ce