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» de toutes les nations plus. avantageux que celui des« compagnies exclusives de leur métropole; la jouissance-, de leurs trésors plus agréable que l’obligation de creuser» des mines pour un monarque européen ? Le voisinage» d’un grand état indépendant seroit pour la France et pour>5 l’Espagne un sujet perpétuel d’inquiétude , et ces cours» ne peuvent pas être aveugles à ce point sur leurs propres» intérêts. »
La suite des événemens a fait voir le peu de justessede ces présomptions.
Quoiqu’il en soit, Wasingthon, dont l’armée avoit étérenouvelée , conçut que l’instant étoit arrivé de cliangerde plan. Ce même guerrier , qui jusques-là n’avoitfait, pourainsi dire, que se défendre , et n’avoit point voulu confierau liazard la cause sacrée de la liberté, se préparoit àrepousser l’ennemi; il entreprit de resserrer l’armée an-gloise , et de forcer tous les postes avancés , sans risquerde bataille. Un semblable projet prouvoit de grandesconnoissances de l’art militaire, ec un coup - d’ceil justesur les différentes situations que présentoit l’immenseétendue de la ligne occupée par l’armée royale. Lesgénéraux anglois ne tardèrent pas à se repentir des’être trop éloignés de leurs vaisseaux , et d’avoirlaissé jusqu’à six lieues de distance entre leurs différonspostes. Wasingthon profita habilement de leur faute ; il lesbattit complètement à Trentown, les força d’évacuer tousles postes avancés, et de se replier jusqu’à Brunswick ,où Cornwalis s’enferma avec un corps de troupes consi-dérable , tandis que Howe , avec le reste de l’armée , futréduit à prendre ses quartiers d’hiver à New-Yorck.
L’époque étoit enfin arrivée où les Américains dévoienttrouver la récompense de leur courage, de leur persévé-rs 2