INTRODUCTION. xv
d’une faible dépense , les communications et les voyages du commerceintérieur : travaux qui, pour ainsi dire, ont rapproché des côtes et desports, tous les centres de production établis par l’industrie , dans lesein des trois royaumes en même temps que les progrès et l’économiede la navigation, rapprochaient ces royaumes de tous les continents oupeuvent aborder les pavillons britanniques*
Après avoir suivi les trésors de l’industrie anglaise, jusqu’aux ri-vages de la mer , par toutes les voies des communications intérieures ,nous les suivrons sur les vaisseaux, à travers les océans. Nous abor-derons , avec la marine d’Albion, chez tous les peuples qui trafiquent,avec elle. Nous examinerons cette lutte , en apparence pacifique, quisubsiste sans cesse , entre le commerce de l’Angleterre et celui desautres nations. Chaque peuple nous offrira le spectacle d’un nouveaugenre de combat. Nous verrons l’un s’élever à la concurrence par saprudence et son économie ; tel autre par la délicatesse et le bon goût deses produits; tel autre encore par son audace et son activité. Mais nousles verrons, la plupart, devenir inférieurs et demeurer vaincus , pourn’avoir pas su combattre avec tous ces n^ens réunis. Alors nousconnaîtrons ce qu’il y a de fortuit dans la grandeur maritime et com-merciale de l’empire britannique, et ce qu’on trouve en elle, deprévu, de calculé, de nécessaire. Nous ne saurons pas seulement dé-nombrer les valeurs actuelles des ventes, et des acquisitions territo-riales ou mercantiles ; ces données nous aideront à découvrir dansle passé , des conséquences réservées à l’avenir. Comme un discipled’Archimède apprend à mesurer la stabilité des vaisseaux , d’aprèsla connaissance de leur grandeur et de leur forme, suivant l’actionde leur charge, de leurs voiles et de leur gouvernail ; ainsi nous ap-prendrons à mesurer la stabilité de la puissance britannique , d’aprèsla connaissance de ses ressources physiques et de sa population, sui-vant, l’action combinée de ses institutions et de ses lois.
L’ordre que nous adoptons dans l’examen de la Force commercialede l’Angleterre , en commençant par étudier et décrire les travaux quila favorisent et la développent au centre même de l’état, pour la sui-vre par degrés jusqu’aux rives les plus lointaines , cet ordre est leseul dont l’exemple doive être offert à la France . C’est l’intérieur qu’ilfaut avant tout vivifier , pour l’animer d’une énergie qui puisse en-