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3 (1826) Force commerciale de Grande-Bretagne / par Charles Dupin
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XVII
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INTRODUCTION.

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Toujours fidèle à ses engagements avec les particuliers, il osa faire, ducrédit, une arme pour les combats. Il coalisa les forces individuellesavec la force publique, et la diplomatie des cours avec les ressourcesdes arts; afin dattaquer, par toutes les voies, la puissance et la ri-chesse des peuples rivaux. En un mot, la guerre elle-même, commela paix et les traités, entreprise et poursuivie dans un but purementindustriel, eut la victoire pour moyen, la conquête pour accessoire ,le calcul pour auxiliaire, et le commerce pour objet principal.

Dans la salle les corporations mercantiles de la cité de Londres tiennent leurs assemblées générales, jai lu sur le piédestal du mo-nument érigé par leur reconnaissance, à la mémoire de Chatham ,cette inscription qui ma fait une impression profonde: Au ministrequi f le premier , a découvert le moyen de faire fleurir le commerceet lindustrie , durant la guerre, encore plus que durant la paix! Ilfaut montrer les résultats de cette étonnante conception.

Cest sous le ministère de Chatham, au milieu même de la guerrede sept ans, quon voit commencer tous les grands travaux intérieursutiles au commerce, et qui sont aujourdhui ladmiration de lé-tranger. Jusquen 17 56, lAngleterre navait pas une seule ligne

de navigation artificielle ; elle navait pour communications parterre quun petit nombre de routes mal tracées et mal entretenues.Tout à coup, un particulier conçoit la pensée de profiter du mou-vement général imprimé à lindustrie, pour creuser un canal quiconduise à Manchester le produit de ses mines. Bientôt après, uneville qui prospère, et dont la richesse exubérante cherche partoutdes issues productives , Liverpool, sélève à de plus hauts desseins.La première elle forme, et voit se réaliser le projet douvrir une voienavigable, entre la mer dIrlande et lOcéan germanique. Dautresvoies, plus étendues encore, sont par degrés établies ; et, dans le courtespace dun demi-siècle, afin dunir ensemble, des mers opposées, desbassins séparés par des chaînes nombreuses de collines et de mon-tagnes , des ports opulents, des villes industrieuses, des campagnesfertiles et des mines inépuisables, un double système de canaux , pourla petite et pour la grande navigation, présente un développementqui surpasse mille lieues de longueur, sur une portion de territoirequi nest pas égale au quart de la France .

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