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3 (1826) Force commerciale de Grande-Bretagne / par Charles Dupin
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INTRODUCTION. XXV

de ces occupations fortunées, pour adoucir lâpreté des passions politi-ques, et ramener la paix intérieure par le bien-être général. Aprèsla révolution de 1688, après la rébellion de 1745, que de plaies sai-gnaient dans tous les cœurs, et que de souvenirs cruels ulcéraienttoutes les âmes! Alors survint une utile diversion. Les citoyens detoutes les classes, conviés par un gouvernement habile, à tournerlardeur concentrée qui dévorait les esprits, vers des objets dutilitécommune, firent trêve à leurs funestes discordes.- Des Whigs et desTorys sentendirent, dabord, sur lamélioration du cours de quelquefleuve, sur la direction de quelque route, sur la création de quel-que port. Chaque parti saperçut, avec étonnement, quil nétait pasvrai que lui seul eût voulu le bien général, et la gloire de létat, et lafortune publique. Chacun garda, sans doute, lattitude sociale leplaçaient son caractère et ses idées ; les uns continuèrent de servir lapatrie à lombre majestueuse de la prérogative, et les autres auxclartés de leurs vertus populaires. Mais, ces rivaux citoyens, plaçantavant tout lamour du pays, uni dans leur cœur au dévouement pour leprince, un tel sentiment devint dans les âmes la source dune heu-reuse sympathie ; la tolérance entra dans les croyances politiques,comme elle était entrée dans les croyances religieuses; et lAnglais , en.peu dannées, affranchi de létat humiliant dun peuple vaincu, non-seulement hors de chez lui * par des héros français , mais sur son pro-pre territoire, et par des montagnards sans expérience, sélève à létatglorieux ** dun peuple qui dicte au continent, les lois de la guerreet de la paix. Tant est grande au dehors, da prépondérance dunempire qui fait fleurir lindustrie et le commerce, au foyer vivifiantdu patriotisme et de la concorde !

Si nous invitons nos concitoyens à suivre la route, depuis undemi-siècle, lAngleterre a marché pour son bonheur et sa fortune >ne croyez point que nous veuillions par- faire descendre la France au rôle subalterne dimitatrice. Sur le grand intérêt qui nous occupe ,comme sur tout autre intérêt, public ou particulier, la France , loinde les recevoir a donné les exemples de ce quil est beau dentrepren-

' * A Fontenoy.

** Si les Anglais sont aujourdhui déchus de cette gloire, cela tient à des causesétrangères au commerce, et que je tais pour cette raison.

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