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peut passer une armée, elles étaient devenues d’une extrêmeutilité dans un pays dépourvu de meilleurs chemins. Ellesprouvaient tout le bénéfice qu’on devait attendre d’un bousystème de voies commerciales.
On avait commencé les routes militaires en 1782. Dès 174$elles établissaient une communication praticable de Stirlingà Inverness, et d’Inverness au fort William. La rébellion de1745 fit encore mieux sentir de quel prix il était qu’on lesmultipliât. En employant comme travailleurs les soldats can-tonnés dans la Haute-Écosse pour y maintenir l’obéissance,on exécuta successivement i, 3 oo kilomètres de routes. De cesi, 3 oo kilomètres, 960 servaient encore en i 8 o 3 . Ils étaient en-tretenus aux dépens du trésor public } quoique, depuis long-temps, limportance militaire de ces routes eût disparu *.
En 1802 , l’état de la Haute-Écosse attira l’attention duministère. Dès l’année suivante la trésorerie fit faire une re-connaissance des cotes et des parties centrales de cette contrée.Le compte ** rendu de cette reconnaissance contenait un pro-jet général de communications commerciales. Il fut soumis auparlement} puis renvoyé, suivant l’usage, à un comité spécial.Ce comité présenta quatre rapports à la chambre des com-munes , pour préparer les sages lois qu’on devait rendre.
Un pays très-montueux, très-coupé par des torrents et desrivières rapides, très-sujet à des pluies, à des neiges fréquenteset copieuses, un pays tel que la Haute-Ecosse, présentait desdifficultés trop grandes, exigeait des dépenses trop considé-rables, pour que les propriétaires de la partie cultivable desterres pussent y suffire , avec leurs seuls moyens..
* Le général Abercromby, qui mourut à la bataille d’Aboukir, ayant été chargé,quelques années auparavant, d’inspecter ces routes, avait officiellement déclaréqu’elles n’étaient plus nécessaires, en les considérant sous le point de vue militaire.C’est M. Telford qui a-fait ce rapport et le projet qu’il contenait.