VOIES PUBLIQUES. 49
C’est pourquoi le parlement se résolut à faire supporter parle trésor public , la moitié des frais de construction des routeset des ponts qu’on jugerait nécessaire d’établir immédiatementpour faciliter les communications industrielles. Des G lfS . furentnommés , afin de surveiller l’emploi des fonds publics accordésen vertu de cette décision. ( 43 e . Geo. IIL)
> En 1821, après dix-huit ans de surveillance, ces C res . avaientdéjà rendu compte de leurs opérations, dans neuf rapports im-primés par ordre du parlement. Ces rapports contiennent desdocuments précieux sur les communications de da Haute-Écosse •, nous y avons puisé la plupart des faits présentés ici.
Les routes ont été combinées, sur un vaste plan, conçu demanière à faciliter les communications des montagnards, letransport de tous les produits qu’ils importent ou qu’ils expor-tent, et les voyages de leurs troupeaux.
Les habitants de ces lieux si reculés sentirent bientôt l’im-mense avantage des travaux dont le parlement autorisait l’en-treprise. Dès 1804 , le principal comté, celui d’Inverness ,obtint l’autorisation de se taxer lui-même, afin de rembourserles propriétaires qui avanceraient des fonds , ou qui présente-raient leurs biens comme hypothèques des emprunts néces-saires à la confection des routes et des ponts. Dans les deuxannées suivantes, les autres comtés imitèrent cet exemple ; etbientôt les améliorations s’étendirent sur un territoire d’aumoins 1,160 kilomètres quarrés.
Le parlement, depuis i 8 o 3 , a successivement accordé pour
ces travaux de la Haute-Écosse.. 252,390 liv. st.
et les habitants ont contribué pour. .,. . . 201,799 *
total (onze millions de francs). . 4^4? liv. st.
* Les habitants ont payé moins que le gouvernement; parce qu’on n’a pas comptéles dépenses préliminaires faites par la trésorerie , en opérations techniques et légales.C'est sur le reste, seulement, qu’on a fixé la quote part que fournissent les comtés.