Buch 
3 (1826) Force commerciale de Grande-Bretagne / par Charles Dupin
Entstehung
Seite
60
JPEG-Download
 

6o FORCE COMMERCIALE.

Quoique le parlement reste étranger à la subvention de latrès-grande partie des fonds que les routes nécessitent, il n’ena pas moins senti l’extrême utilité d’exiger des comptes annuelsqui lui fassent connaître en quel état se trouve la gestion deces travaux. Nous allons entrer, à cet égard, dans quelquesdétails dont les conséquences nous semblent importantes.

Dépenses des routes. En Angleterre, comme nous l’avonsdit au chapitre II, les habitants des diverses communes ont ledroit de s’imposer eux-mêmes, en raison de leurs propriétés,de leurs fermages et des bestiaux qu’ils possèdent, pour suffireà l’entretien : i°. de leurs pauvres 5 2 0 . de leurs routes : on ap-pelle sans distinction, taxes des pauvres (poor rates) , lessommes prélevées pour ces deux objets. Aussi beaucoup d’é-crivains étrangers, en parlant de ce que coûtent les pauvresd’Angleterre, ont-ils commis l’erreur de donner, pour celteseule dépense, la totalité de l’impôt communal dont une grandepartie est consacrée à l’entretien des routes.

Le i er . juin 1818, en conséquence des mesures prescritesdans l’Acte 55 e . Geo. III, ch. 4-7 ? un état pour chaque comté ,puis une récapitulation générale, ont été remis à la chambredes communes, afin de lui faire connaître ce que coûte an-nuellement l’entretien des routes, soit en nature à titre de cor-vée , soit par supplément monétaire prélevé sur le revenu de lataxe des pauvres. Pour obtenir avec plus de certitude unevaleur moyenne, les frais d’entretien de la voie publique ontété calculés d’après les états de trois années consécutives : de1811 à 1814. Ces états font connaître séparément la longueurtotale des rues pavées, celle des routes à barrières, et celledes routes libres ordinaires. Voici le résumé de ces comptes,résumé d’après lequel on voit que les rues pavées et les routesà barrières ne représentent, en longueur, que la cinquièmepartie des routes libres communales :