VOIES PUBLIQUES. 79
borde ; sur les ouvrages techniques de MM. Huer ne de Pom-meuse *, Dutens ** et Cordier ***. Tous reconnaissent, tousproclament l’immense avantage de faire exécuter par les ci-toyens mêmes, les voies publiques nécessaires aux citoyens.
« Sans doute , des causes momentanées, des circonstancesfortuites peuvent avoir exigé de l’administration française lamesure onéreuse d’entreprendre pourvson compte, des travauxd’utilitéi publique , avec des emprunts faits aux particuliers.Nous sommes loin d’élever aucun doute à cet égard. Maisnous formons et nous exprimons fortement un voeu : c’estque la bonne fortune de la France prévienne à jamais le retourde circonstances pareilles et de semblables causes. Car icinous voyons l’avantage matériel et positif de tous les Français ,quelles que soient les nuances de leurs opinions, et les diver-sités de leur position sociale .
« Nous trouverons , dans la grandeur et l’excellence desrésultats obteuus chez un peuple rival, un stimulant énergiquepour obtenir nous-mêmes, de plus grands et de plus beauxrésultats, en suivant la meilleure voie qui puisse nous conduireaux perfectionnements, soit pour gérer, soit pour exécuter lestravaux généralement utiles au commerce, à l’industrie, àl’agriculture, à la navigatiou. » (Examen du système deVadministration britannique , en 1822 ,pp. 45 à 48 .)
Dans l’introduction de cette partie de nos Voyages, nous
* Dans son Traité des canaux navigables. JVI. Huerne a l’honneur d’être au nombredes premiers qui, depuis la paix, ont tourné l’attention du pouvoir législatif et dugouvernement, vers l’objet important de la navigation par les canaux.
** Dans ses Mémoires sur les travaux publics de VAngleterre, ouvrage où l’auteur aparfaitement expliqué les deux systèmes de grande et de petite navigation s et donnébeaucoup d’excellents matériaux sur le service des ponts et chaussées.
*** Dans X introduction do son Histoire de la navigation intérieure. Nous reproduirons,dans ce chapitre, une partie des idées que nous avons présentées ( Revue encyclopé-dique, mois de mai 1819), en rendant compte de cet ouvrage, qui fait honneur aupatriotisme de l’auteur, ainsi qu’à l’élévation et à la justesse de ses vues.