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3 (1826) Force commerciale de Grande-Bretagne / par Charles Dupin
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VOIES PUBLIQUES. 81

qui réclament hautement et puissamment justice en sa faveur?

Mais il faut, pour arriver à de grands résultats, briser lesmille chaînes dont les régimes du consulat et de l’empire ont ypar degrés , enveloppé les membres et le corps de l’état *.

Depuis 1800, époque à laquelle tous les pouvoirs ont étéconcentrés dans Paris , les administrations départementales etmunicipales, n’ont pas conservé le droit de prendre la moindredécision essentielle. Non-seulement pour des ouvrages neufs,d’une médiocre valeur et d’une importance toute locale , maispour les plus légères réparations, il faut rédiger des projets,calculer des devis, les adresser au ministère , attendre une ap-probation tardive, chercher un entrepreneur, traiter, et faireensuite approuver l’adjudication ou la soumission. Que résulte-t-il de ces délais nombreux et prolongés ? Les dégradations aug-mentent, les frais indispensables croissent de plus en plus, jus-qu’à surpasser les moyens de subvenir aux dépenses. Alors ar-rivent la chute des ponts et des écluses, l’interruption totalede la navigation et du commerce, la diminution du revenudes canaux; alors, enfin, le faible revenu qui se perçoit en-core , ne sert plus qu’à couvrir incomplètement des frais qu’ileût été facile d’éviter. L’on obvierait à ces inconvénients , si l’oncédait à des associations particulières, la construction, l’en-tretien et la propriété des canaux : nous commençons, maisbien lentement, à suivre ces sages préceptes.

Regrettons-nous d’aliéner, en faveur de quelques individus,

* Nous ne pouvons mieux faire, à cet égard, que "de renvoyer aux ouvrages déjàcités de MM. de LaLorde et Cordier. Ce dernier, en traitant plus spécialement dasujet qui nous occupe , attaque avec un noble courage le chaos des lois et des décrets ,tristes et honteux débris de dix gouvernements qui tous, érigés avec des ruines, ontdu leur naissance à l’impéritie, à l’arbitraire, à l’injustice des administrations qui lesont précédés. M. Cordier montre aussi quel nouveau rôle plus actif et plus utile poureux, comme pour le bien public, les ingénieurs des p^nts et chaussées devraientjouer, dans la conception et la direction des travaux exécutés par des compagnies,

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