VOIES PUBLIQUES.
mines et de fabriques, calculent en premier lieu , d’après les dé-bouches qui leur sont offerts, la vente plus étendue et la valeurplus élevée de leurs produits d’agriculture et d’industrie ; avan-tages , en effet, bien supérieurs aux bénéfices que la plupartd’entre eux peuvent espérer comme actionnaires du canal pro-jeté. Voilà l’heureux esprit de prévoyance et de calcul, dontil importe de donner l’habitude et le goût à nos propriétaires.
On se plaint en France que les fortunes sont trop petites ;on croit qu’en Angleterre toutes les lois ont pour but de favo-riser la grande propriété. Eh bien! sur le sujet qui nous oc-cupe, les lois anglaises ont tout fait, au contraire, en faveur dela petite propriété. Non-seulement chaque particulier qui pos-sède un capital de 2, 5 oo fr. peut devenir actionnaire d’unpont, d'un canal, ou d’un bassin \ mais, quand il n’aurait quela moitié P que le quart, et même que le huitième de ce petitcapital, il pourrait encore devenir propriétaire d’une portionde ces travaux publics. Cette admirable loi semble conçue pourla France . En l’adoptant, sachons proportionner le taux desactions, à la modicité de nos fortunes, ainsi qu’à la valeur del'argent, plus grande chez nous que chez les Anglais . Qu'avec3 oo fr.^ qu'avec 200 fr. meme, on puisse être membre d'uneC ie . de travaux publics. Formons des associations de 5 oo, de1,000, de 2,000 petits capitalistes, et d’un plus grand nombresi nous le pouvons. Ayons aussi pour ce genre d’industrie,notre petit-grand-livre , comme nous l'avons pour les place-ments sur nos fonds .publics. Alors nous intéresserons à labonne construction, au parfait entretien de nos voies com-merciales, les grandes, les moyennes et les petites fortunes.
Aujourd'hui, quand il s’agit d'acquérir des terrains pourles travaux entrepris au compte du gouvernement, nos ad-ministrateurs se pMgnent, avec raison, qu’il est impossiblede trouver des arbitres qui n’élèvent pas au^taux le plus exor-