FORCE COMMERCIALE.
bitant, restimation de ces terrains. Il semble qu'une sommeravie au trésor de l’état, soit toujours rndemt de pris -surJ'ennemi! ... Si les travaux publics utiles à la société devenaientle patrimoine d’un grand nombre de citoyens, si les proprié-taires et les capitalistes, ou par eux-mêmes , ou par leurs pa-rents , devenaient la plupart intéressés dans ces travaux, alors■iis trouveraient beaucoup moins naturelle et moins équitable,l’extravagance des estimations de complaisance; et l’opinionpublique, régénérée, corrigerait d’elle-même, ce qu’aujour-d’hui cette opinion dégradée contribue à vicier.
On a soutenu le système contraire aux concessions , par dessophismes qu’il importe de réfuter, dans l’intérêt bien com-pris, de notre pays et de notre gouvernement. On a prétenduqu’il se présentait trop peu de compagnies en état d’entre-prendre de grands canaux ; que la France n’avait pas , sur Fu-tilité de ces entreprises, des connaissances assez généralementrépandues ; qu’il nous serait trop difficile de prévoir à quelpoint de telles spéculations doivent être profitables , etc., etc.
Sans doute, si jamais on ne veut traiter qu’avec d’opulentsactionnaires, on trouvera fort peu deC* es . ; parce qu’en France ,le nombre des grands capitalistes est extrêmement limité. Mais,si l’on veut mettre à la portée des plus modestes fortunes , lesassociations qu’on désire former, il s’en formera bientôt, etd’aussi nombreuses, et d’aussi riches au total, que puissent lesouhaiter les plus ardents promoteurs de l’industrie française.
Ensuite, au lieu de poser en fait l’incapacité présente desspéculateurs français (et c’est un fait que nous dénions hau-tement ), il aurait mieux valu, ce semble, rechercher lesmoyens d’éclairer les capitalistes et les propriétaires, pourleur apprendre à j uger avec certitude, avec étendue, avecprofondeur, de leurs propres intérêts ,*dfés à l’intérêt général.
Aujourd’hui même, quoiqu’on ait perdu déjà tant d’occasions