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embrassé d’un regard, avec assez de détails pour qu’aucunebeauté ne soit affaiblie ni perdue par l’effet de la distance.
On me pardonnera sans doute cette digression sur les jar-dins et sur les routes de plaisance. Il faut offrir à nos conci-toyens , non-seulement ce qui peut être utile , mais encore cequi peut ajouter à l’ornement du sol français . La patrie desbeaux-arts doit être belle jusque dans la culture de ses champset dans le soin de ses plantations , comme dans le tracé desvoies publiques ou privées qui traversent, en tous sens , unterritoire favorisé du ciel. Il ne suffit point que nos villes soientle centre de la raison et du bon goût. Faisons en sorte qu’onretrouve, au milieu de nos campagnes, décorées par d’heu-reux ombrages et par nos élégantes fabriques, tantôt unebeauté mâle et libre, tantôt une grâce naïve et touchante ,images variées et toujours vraies d’un peuple qui s’élève aux:plus hautes conceptions de la science et des arts, sans êtrepour cela moins sensible aux plus doux plaisirs de la nature.
CHAPITRE III.
De la configuration des routes, et de leurs accessoU'es.
Les routes consacrées à l’utilité publique, quel que soit ledegré de leur importance, doivent être tracées d’après lesmêmes principes. Mais, considérées dans le sens de leur lar-geur, elles présentent des différences remarquables, sur les-quelles il importe d’arrêter notre attention.
Voici quelles sont les moindres largeurs que la législation des routes per-mette de donner aux chemins vicinaux : chemins de piétons, 2 mètres ; che-mins de chevaux , 2 mèt, ,44 *? chemins de voitures , 6 mètres. Nous avons vu ,liv. I er . ch. 2 , comment on prescrit, au besoin, l’élargissement de ces chemins:on peut leur donner jusqu’à 9 mi %i4. Les grandes routes doivent avoir 5 mètres