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geur de 4 mètres *. Il faut cependant remarquer que l’excel-lente police observée dans la rencontre des voitures, et dansle soin de tenir la voie publique libre sur toute sa largeur,permet aux Anglais d’avoir, sans inconvénient, des routesbeaucoup plus étroites que les nôtres, même en y maintenantune circulation beaucoup plus active.
Terminons ce qui regarde la largeur absolue des routes, endisant que, dans ces derniers temps , les curatèles et le parle-ment se sont occupés avec zèle, du soin d'élargir les partiestrop étroites*, quelques années encore, et la voie publique, surtous les points des trois royaumes, sera suffisamment spa-cieuse pour les transports faciles du commerce le plus actif.
Je crois qu’en France , nous sommes tombés dans un excèsopposé à celui d’où les Anglais s’efforcent de sortir. Nous avonsdes routes fort-étendues dont la largeur est presque partoutdisproportionnée avec les besoins delà circulation. Osons ledire , c’est une absurdité que ces routes qui, dans les districtsles moins fréquentés, conservent les mêmes dimensions qu’àlapprocbe des plus grandes villes et de la capitale. 11 existeencore des ingénieurs, des administrateurs, et même des ci-toyens qui regardent cette largeur excessive de la voie publi-que, comme un signe et je dirais presque un symbole degrandeur morale et politique. Ils jugent les empires, d’aprèsl’amplitude de ces zones brillantes et ruineuses j ainsi que levulgaire juge des grands seigneurs , .d’après la largeur et l’éclatdes galons qui sillonnent la livrée de leurs valets. Que la raisonnous délivre à jamais de ces gothiques préjugés.
Projil des routes. Commençons, à ce sujet, par fournirquelques détails sur les chemins vicinaux , pour lesquels il
* Quand la largeur des principales routes ne dépasse pas 6 mètres, les Anglais ob-servent que la rencontre des voitures accélérées et des troupeaux nombreux, produitdes embarras, des retards inévitables, et souvent même de graves accidents.