I2Ô FORCE COMMERCIALE.
jour davantage le besoin de réduire la convexité des routes.
Aujourd’hui Ton obéit à ces leçons de l’expérience. Maisil reste beaucoup à faire, même Sur les points où , depuis long-temps , le commerce avait le plus d’intérêt à voir bâter cetteimportante amélioration. Dans le voisinage de Londres , c’est-à-dire , au centre de la circulation la plus active , les routessont bombées de manière qu’une voiture qui les suit. cheminesur une pente dangereuse , à moins de rester au centre mêmede la voie : cela tient en partie à la manière vicieuse dont onles répare. .On jette stir leur milieu , d’énormes quantités degravier ou de galet. Comme on sait que ces matériaux , à causede leur figure sphérique, ne pourront jamais s’agglomérer etformer un tout compacte , on pense qu’ils reflueront toujoursassez vers les bords , en obéissant à la pression qui résulte duroulage. Nous verrons qu’on remédie à cet inconvénient parles nouveaux moyens de construire et de réparer les routes.
Les Anglais observent, en faveur de celles qui sont parfaite-ment unies et très-peu bombées , qu’elles retiennent bien moinsles eaux que ne le font les moindres ornières des plus bombées.On corîçoit, en effet, qu’aucune pente latérale ne peut être assezforte pour que l’eau qui descend dans ces ornières, puisse ensortir complètement et se rendre aux bas cotés de la route.
Suivant Edgewortli, ingénieur qui s’est beaucoup occupé des travaux dela voie publique, une route nouvelle ne doit pas avoir plus de courbure quece qu’il en faut pour l’empêcher de devenir concave , avant d’ètrè usée jus-qu’au point d’exiger qu’on la charge de nouveaux matériaux. M. Telford,dans les travaux qu’il a faits pour rendre la route de Londres à Dublin , unmodèle dans son genre, n’a donné pour pente transversale, que celle quirésulte d’une flèche de 2 décimètres, sur une largeur de 10 mètres. SuivantM. Macadam , l’ingénieur anglais auquel on doit le mode nouveau d’entretiendes routes , il suffit de leur donner 7 5 millimètres de chute , de chaque côté ,pour une largeur de 10 mètres. L’expérience, dit-il, montre que cette pente,toute faible qu’elle est, peut procurer l’écoulement des eaux, et l'assèche-ment habituel de la voie publique.