. VOIES PUBLIQUES. 127
Par ces détails, on voit qu’aujourd’hui les ingénieurs de laGrande-Bretagne donnent à l’arc qui représente le profil deleurs routes, beaucoup moins de flèche que ne font les ingé-nieurs français . C’est ' un grand avantage pour les voituresanglaises. En effet, quand elles cheminent sur une voie très-peu bombée, leurs roues de droite et de gauche sont presquetoujours également élevées : disposition qui n’est pas moinsagréable pour le voyageur. On peut en juger par la fatiguequ’on éprouve à se trouver dans une voiture long-temps con-duite sur un revers trop incliné 5 surtout si l’on n’est pas assisà l’un des coins inférieurs de la voiture.
Ainsi que nous l’avons dit plus haut, on a fait aussi desroutes concaves, c’est-à-dire, moins élevées au milieu quevers les bords. On en cite deux de ce genre : l’une passe àMesham , l’autre à peu de distance de cet endroit. Elles sesont conservées , à ce qu’on prétend, mieux que les routesavoisinantes. M. Wilkes a fait exécuter une route concave, quipasse par Bredon , et qui s’est aussi parfaitement conservée :Voyez l’ouvrage de M. Beatson, sur la propriété territoriale .
Il y a des routes à pentes longitudinales assez prononcéespour que leur profil puisse être tout-à-fait horizontal. Yoiciles avantages de cette disposition : i°. l’inclinaison du plan surlequel cheminent les voitures est alors un minimum; ainsique la fatigue des chevaux qui montent, et le danger des che-vaux qui descendent*, 2 0 . quand la route est horizontale dansle sens de sa largeur, les roues de droite et de gauche portentégalement le poids de la voiture *, les essieux, les moyeux et lesrais sont beaucoup moins fatigués.
La seule difficulté qu’on puisse éprouver dans ce système,si la route est rectiligne, consiste à ménager par intervalles,des conduits transversaux ou des cassis * qui ne fassent pas
* Peur éviter les ressauts des cassis , on a proposé de pratiquer, de distance en dis-