VOIES PUBLIQUES. 129
neige. La forme de leur profil offre d’ailleurs un surcroît desécurité lorsqu’on descend le long des précipices. » Ce'systèmepourrait être utile dans nos départements des Alpes, des Pyré-nées, du Jura , etc.
Les mêmes règles prescrivent de construire toujours unelevée en terre, ayant à peu près un mètre de hauteur ,^le longdes côtés du chemin. C’est le mpyen le plus sûr et le pluséconomique par lequel on puisse empêcher les voitures, lesvoyageurs et lès chevaux de tomber dans les débords dangereux.
Trottoirs des routes . L’Angleterre est aujourd’hui la con-trée dont les habitants voyagent le moins à pied, et néanmoinsc’est le pays moderne où l’on a le plus fait en faveur des piétons.Là, le sol de la voie publique , partout uni et bien battu , està la fois agréable et facile à la marche. Là, pour épargneraux gens de pied, l’inquiétude et la fatigue de se rangersans cesse afin d’éviter la rencontre des équipages, on a soind’élever des trottoirs * le long de la plupart des grandes rou-tes , et surtout dans le voisinage des villes et des bourgs. Onplante avec solidité des poteaux recouverts d’une peintureconservatrice *, leur objet est d’empêcher les voitures et leschevaux d’envahir les trottoirs. Des peines très-graves seraientinfligées aux-conducteurs de chevaux et de voitures, quicommettraient un pareil délit, sur des routes à barrières : jesuis étonné que les mêmes peines ne s’étendent pas au mêmedélit commis sur des routes libres.
En France , on pourrait, avec un.ayantage qui ne seraitacheté par aucun inconvénient, donner aussi des trottoirs àbeaucoup de routes plus larges que ne l’exigent les besoins duroulage. Cette innovation serait pour le paysan, pour l’ouvrier,pour le soldat et pour le pauvre voyageur, un bienfait signalé,
* Ces trottoirs ont depuis l mètre jusqu’à 3 mètres de largeur ; ils s’élèvent de 3 dé-cimètres au-dessus de la route ; quelquefois même davantage , mais rarement.
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