VOIES PUBLIQUES. i3j
Dans les lieux dont le fond n’est pas très-consistant, M. Tel-fort a soin de poser une première couche composée de pierresjointives dont la plus large face, appliquée sur le terrain, ait.à peu près i3 centimètres d’équarrissage. On jette sur cettecouche, suivant les localités, du gravier bien nettoyé, ou dela pierre réduite en fragments de 17 hectogrammes : on formede la sorte une seconde couche ayant à peu près 15 centimètresd’épaisseur.
En quelques endroits du pays de Galles, ce gravier et cesfragments sont remplacés par les scories qui proviennent deshauts fourneaux employés à la fonte du fer, et par des cendresqui proviennent du foyer des machines à vapeur. Ces matièrescalcinées forment des routes aussi solides que durables.
Dans certaines parties de l’Angleterre et de l’Irlande , où l’onmanque de bons matériaux pour construire les routes, Tonemploie de l’argile cuite comme de la brique, et concasséeensuite. Mais l’usage d’un semblable moyen doit devenir deplus en plus rare, dans une contrée où le combustible est ex-trêmement précieux.
Il est d’une grande importance d’élever le sol de la routedans lès endroits sujets à des inondations ou du moins à beau-coup d’humidité. Les Anglais ont fait, en ce .genre, plusieurstravaux dignes d’être cités. Par exemple, ils ont rehaussé laroute de Holloway ( voie-creuse ), tantôt de 2 , tantôt de 3 mè-tres , dans une longueur de 10 kilomètres. Ce grand ouvrageest cependant celui-d’une simple curatèle.
Pour construire des routes à travers des terrains marécageux
et sans consistance, il faut d’abord prendre tous les moyens
possibles d’assécKement. On creuse des fossés profonds, sur
chaque côté de la direction que la route doit suivre. On attend
au moins un an pour que ces fossés aient produit leur effet,
avant de commencer les travaux de construction. Si le fond est
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